Gus Van Sant : Hollywood délaisse les drames trop durs à saisir
Source: lemonde.fr
TL;DR
- Gus Van Sant revient au cinéma avec La Corde au cou, un film sur un fait divers violent de 1977 aux États-Unis.
- Tony Kiritsis kidnappe le fils d'un courtier en prêts hypothécaires, un fil de fer autour du cou relié à un fusil scié.
- Hollywood évite les drames car trop complexes à comprendre, selon le réalisateur de 73 ans.
The story at a glance
Gus Van Sant, interrogé par Le Monde, explique les raisons de son retour au cinéma après sept ans d'absence avec La Corde au cou. Le film adapte l'histoire vraie de Tony Kiritsis, qui en 1977 à Indianapolis retient en otage le fils du directeur d'une société de prêts, convaincu d'avoir été saboté dans son projet immobilier. Cette sortie coïncide avec la première française du film, sorti aux États-Unis fin 2025.
Key points
- Van Sant, connu pour My Own Private Idaho (1992), Elephant (2003) ou Harvey Milk (2009), s'est intéressé au scénario après un repas avec un producteur ; le tournage au Kentucky, son État natal, l'a convaincu.
- Le fait divers : Kiritsis obtient un prêt pour un centre commercial, accumule des retards, accuse la banque de sabotage, kidnappe Richard O. Hall pendant trois jours avec un fil métallique autour du cou branché à un fusil.
- On ne produit plus de drames aujourd’hui à Hollywood, parce que c’est trop difficile à comprendre, titre et citation clé de l'interview.
- Le cinéaste évoque la violence qui secoue la société américaine et les mutations de l'industrie cinématographique.
- Retour au cinéma après des séries ; un "fait divers psychosocial" l'a attiré.
Details and context
L'article est une interview menée par Jacques Mandelbaum, publiée le 18 avril 2026, à l'occasion de la sortie en France de La Corde au cou (titre original probable Dead Man's Wire), réalisé après sept ans sans long métrage.
- Film inspiré d'événements réels de février 1977, avec Bill Skarsgård dans le rôle de Kiritsis, Dacre Montgomery comme otage, et un casting incluant Al Pacino et Colman Domingo.
- Van Sant découvre l'histoire via un scénario ; le personnage "complètement fou" et le lieu de tournage le séduisent.
Cette affaire médiatisée à l'époque illustre les tensions économiques et la rage des "petits" face aux institutions financières, thème résonnant aujourd'hui.
Key quotes
« Je ne connaissais rien de cette histoire. J’ai tout simplement croisé un ami producteur au restaurant qui avait ce projet [...]. Lorsqu’il m’a dit que le film devait se tourner dans le Kentucky, où je suis né, ça m’a intéressé. » — Gus Van Sant, à propos de l'origine du projet.[[1]](https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/04/18/gus-van-sant-realisateur-de-la-corde-au-cou-on-ne-produit-plus-de-drames-aujourd-hui-a-hollywood-parce-que-c-est-trop-difficile-a-comprendre_6681112_3246.html)
« On ne produit plus de drames aujourd’hui à Hollywood, parce que c’est trop difficile à comprendre. » — Gus Van Sant.[[1]](https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/04/18/gus-van-sant-realisateur-de-la-corde-au-cou-on-ne-produit-plus-de-drames-aujourd-hui-a-hollywood-parce-que-c-est-trop-difficile-a-comprendre_6681112_3246.html)
Why it matters
Cette interview met en lumière le déclin des drames complexes à Hollywood, au profit de contenus plus accessibles, dans un contexte de mutations industrielles. Pour les cinéphiles et professionnels, elle souligne les défis de financer des récits ambigus sur la violence sociale. À suivre : les réactions critiques en France et l'impact du film sur le débat autour du cinéma indépendant américain.