Daher : les familles brisent le tabou des armes
Source: lesechos.fr
TL;DR
- Les actionnaires familiaux de Daher brisent le tabou en annonçant la production d'armes pour la première fois.
- L'entreprise diversifie ses activités aéronautiques vers la défense, avec un premier contrat de 100 millions d'euros pour des munitions.
- Cette décision répond à la demande croissante liée à la guerre en Ukraine et aux tensions géopolitiques.
- Daher vise 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2028, dopé par 30% de défense.
The story at a glance
Les actionnaires familiaux de Daher, discret industriel aéronautique, lèvent le voile sur leur entrée dans la production d'armes. Cette annonce intervient dans un contexte de boom des commandes européennes face aux menaces sécuritaires actuelles.
Key moments & milestones
- 2022 : Explosion des commandes européennes d'armement après l'invasion de l'Ukraine.
- 2023 : Daher signe son premier contrat défense majeur de 100 millions d'euros pour des munitions de 76 mm.
- 2024 : Lancement officiel de la production d'armes, avec objectif de 30% du CA en défense d'ici 2028.
- Annonce publique par les fondateurs, marquant la fin d'un tabou familial sur les armes létales.
Signature highlights
- Daher, connu pour ses avions TBM et Kodiac, produit déjà des 155 obus par jour et vise 500 000 par an.
- Chiffre d'affaires actuel : 1,1 milliard d'euros, dont 20% déjà en défense (radars, missiles non-létaux).
- Marwan Lahoud, président, souligne : diversification indispensable pour survivre dans l'aéronautique.
- Les familles Meynard et Tarbouriech contrôlent 90% du capital, préservant leur indépendance.
Key quotes
« Nous levons le tabou sur les armes. »
– Les actionnaires familiaux de Daher
« La défense, c'est 30% de notre CA en 2028. »
– Marwan Lahoud, président de Daher
Why it matters
Cette entrée de Daher dans les armes létales illustre la mutation forcée de l'industrie européenne vers la défense, boostée par 200 milliards d'euros de commandes UE. Elle renforce la souveraineté industrielle française face à la Russie et au Moyen-Orient. A surveiller : les prochains contrats et l'impact sur les marges de l'aéronautique civile en crise.