Romain Lemire brise le tabou de l’inceste masculin avec *Clément*.

Source: lemonde.fr

TL;DR

The story at a glance

Romain Lemire, musicien, parolier et comédien, publie Clément (Le Cherche-Midi, 400 pages, 22 euros), son premier roman qui relate les viols répétés par son père sur lui et deux de ses frères dans une famille bourgeoise cultivée. L'article de Le Monde, signé Solène Cordier, met en lumière ce témoignage pour briser le tabou de l'inceste masculin, peu exprimé publiquement. Il sort après la vague #MeTooInceste, qui a encouragé Lemire à parler, contrairement à la première #MeToo axée sur les victimes féminines.

Key points

Details and context

L'enfance idyllique dans une famille unie et lettrée – où la conversation est un art cultivé par les parents – est brisée par les actes du père, figure fantasque et brillante. Les viols, initiés sous prétexte éducatif, marquent l'adolescence et laissent des traces durables, comme l'exprime Lemire : "J’ai été arraché à moi-même lorsque j’avais 7 ans."

Ce récit d'autofiction complète les témoignages récents sur l'inceste, souvent centrés sur des victimes féminines, en apportant une voix masculine rare. Il vise une politisation du sujet, au-delà du silence familial et social.[[1]](https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/17/avec-son-roman-clement-romain-lemire-entend-briser-le-tabou-de-l-inceste-masculin_6680911_3232.html)

Key quotes

Why it matters

Ce roman met en lumière l'inceste masculin, un tabou persistant qui limite la reconnaissance des victimes hommes et freine une réflexion sociétale plus large. Pour les lecteurs et survivants, il offre un témoignage concret et rare, validant des expériences souvent tues dans les familles cultivées comme bourgeoises. À suivre : les réactions au livre et son impact sur le débat post-#MeTooInceste, bien que son influence reste à mesurer.