Propriétaires parisiens vendent pour fuir hausses d'impôts
Source: immobilier.lefigaro.fr
TL;DR
- À Paris, des propriétaires de logements décident de vendre face aux hausses de taxes et préemptions prévues par le nouveau maire Emmanuel Grégoire.
- La taxe sur les logements vacants doublera à 30 % après un an et 60 % après deux ans dès 2027 dans les zones tendues.
- Cette politique de la gauche parisienne vise à libérer des biens pour le logement social, au risque d'effrayer les investisseurs immobiliers.
The story at a glance
Des propriétaires parisiens, échaudés par les mesures anti-propriétaires d'Emmanuel Grégoire, élu maire en mars 2026, vendent ou envisagent de vendre leurs biens pour éviter les futures hausses d'impôts et les préemptions. L'article met en scène des témoignages de retraités et jeunes propriétaires comme Didier Mourgues, Pierre et Albert, qui critiquent la politique socialiste. Ce sujet est traité à la veille du premier Conseil de Paris, où la régulation des logements privés est prioritaire. Paris compte 262 000 logements inoccupés en 2020, contre 270 000 logements sociaux demandés.
Key points
- Emmanuel Grégoire promet que "ça va cogner fort" contre les 128 000 logements vacants, résidences secondaires et meublés touristiques, pour privilégier les résidences principales.
- Un amendement au budget 2026, voté quasi à l'unanimité par les députés, permet de doubler la taxe sur les vacants en zones tendues : de 17 % à 30 % après un an, de 34 % à 60 % après deux ans dès janvier 2027.
- Jacques Baudrier, adjoint au logement, note que les vacants et résidences secondaires (18 % des logements en 2020) dépassent les logements sociaux en attente (300 000 demandes).
- Propriétaires comme Didier Mourgues (70 ans, 4 appartements) vendent un studio au 11e pour cause de rentabilité nulle due à l'encadrement des loyers et taxe foncière.
- Pierre (81 ans, 5 appartements acquis 1990-2010) et Albert (30 ans, 2-pièces au 18e) songent aussi à vendre, craignant une Paris pour "riches et pauvres seulement".
- 40 % des logements parisiens appartiennent à des propriétaires de plus de cinq biens, selon Baudrier.
Details and context
L'article s'inscrit dans la continuité des politiques d'Anne Hidalgo, reconduite via Grégoire : multiplication des préemptions pour du logement social et pression sur les vacants. Les propriétaires se sentent piégés, avec des réquisitions possibles sur les logements vides et une taxe foncière alourdie. La mairie a lobbyé pour l'amendement national, passé avec 190 voix pour et une contre, touchant 2,5 millions de vacants en France.
Cette réaction des propriétaires – ventes anticipées – est ce que vise la gauche parisienne, pour forcer la mise sur le marché de biens inoccupés face à la crise du logement. Les témoignages soulignent une rentabilité érodée par les obligations de travaux et l'encadrement des loyers, rendant l'investissement peu attractif.
Key quotes
- Didier Mourgues : « Quand on est propriétaire à Paris, notre seule liberté, c’est de vendre et de se sauver. Ils sont socialistes et ils mènent une politique socialiste. »
- Emmanuel Grégoire : « Ça va cogner fort. »
- Jacques Baudrier : « À Paris, il y a plus de logements vacants et de résidences secondaires que des logements sociaux : 300 000 contre 270 000 ! Un logement à Paris, c’est un bien statutaire, c’est comme une Rolex ou une Tesla. »
Why it matters
Cette politique accentue la tension sur le marché immobilier parisien, où un tiers seulement des habitants sont propriétaires, favorisant locataires et logement social au détriment des investisseurs. Les propriétaires bailleurs risquent une rentabilité nulle et des ventes forcées, tandis que les prix pourraient baisser davantage. À surveiller : les débats du Conseil de Paris ce mardi et l'application effective de la taxe en 2027, qui pourrait accélérer les départs.