Paysage politique métropolitain : alliances et candidatures émergent
Source: placegrenet.fr
TL;DR
- Le paysage politique se dessine à dix jours de l'élection du président de Grenoble-Alpes Métropole, prévue au plus tard le 24 avril 2026.
- Guillaume Lissy lance un collectif de gauche unitaire avec Laurence Ruffin et Amandine Demore, tandis que le groupe MTPS soutient la gouvernance ouverte de NMC.
- Allan Brunon (LFI) confirme sa candidature, dans un contexte sans majorité claire après les municipales.
The story at a glance
L'article décrit les premières alliances et déclarations pour l'élection du président de la Métropole de Grenoble, à dix jours de la date butoir. Les acteurs clés sont Guillaume Lissy (PS, maire de Seyssinet-Pariset), le groupe NMC (avec Christophe Ferrari et Sylvain Laval), Laurent Thoviste (MTPS) et Allan Brunon (LFI). Cela est rapporté maintenant car les municipales de mars 2026 ont laissé un conseil sans majorité absolue. Le mandat précédent (2020-2026) a été marqué par des divisions.
Key points
- Guillaume Lissy, maire PS de Seyssinet-Pariset, annonce lundi 13 avril un collectif de gauche (PS, PC, écolos, non-inscrits) avec Laurence Ruffin (maire de Grenoble) et Amandine Demore (maire d'Échirolles), pour une candidature unitaire à la présidence.
- Le groupe NMC (29 élus de 28 communes, incluant Christophe Ferrari, maire du Pont-de-Claix et président sortant, Sylvain Laval et Raphaël Guerrero) veut présenter un candidat de ses rangs et une gouvernance "ouverte à tous les groupes, dans le respect du pluralisme".
- Le groupe MTPS, présidé par Laurent Thoviste, soutient mardi 14 avril la démarche NMC et son "contrat de gouvernance ouvert à tous les groupes", critiquant les divisions du mandat écoulé qui ont freiné l'action collective.
- Allan Brunon (LFI) fait acte de candidature à la présidence, après avoir obtenu 13 élus à Grenoble via une fusion technique avec Ruffin aux municipales.
- L'élection doit avoir lieu au plus tard le 24 avril 2026, par les 110 conseillers métropolitains.
Details and context
Après les municipales des 15 et 22 mars 2026, le nouveau conseil métropolitain compte plus d'élus de droite qu'en 2020, mais la gauche reste majoritaire dans les communes. Cela complique la formation d'une majorité stable, d'où les appels à l'union ou à une gouvernance large.
NMC représente des maires de communes périphériques, souvent critiques de la domination grenobloise ; MTPS (proche PS) cherche à dépasser les querelles passées. LFI d'Allan Brunon mise sur ses 13 sièges pour peser, malgré l'alliance technique avec Ruffin qui reste fragile.
Ferrari, président sortant, n'a pas encore officialisé sa candidature mais son groupe NMC est actif. Les enjeux incluent transports, logement et environnement pour les 450 000 habitants.
Key quotes
- MTPS : « Le mandat 2020-2026 a illustré les limites d’une majorité divisée, où les affrontements ont pris le pas sur l’action collective. »
- MTPS : « Une métropole ne peut aborder les grands défis si elle ne sait pas mobiliser l’ensemble de ses acteurs et en premier lieu les communes. »
- NMC : gouvernance « ouverte à tous les groupes, dans le respect du pluralisme ».[[1]](https://www.placegrenet.fr/2026/04/14/metropole-de-grenoble-le-paysage-politique-se-precise-quelques-jours-avant-lelection-du-president)[[2]](https://www.ledauphine.com/politique/2026/04/14/isere-metropole-de-grenoble-presidence-de-la-metropole-le-groupe-mtps-tres-favorable-a-la-demarche-des-elus-de-nmc)
Why it matters
Les divisions post-municipales risquent de bloquer les décisions sur des dossiers majeurs comme les transports ou l'eau pour 49 communes. Cela pourrait signifier pour les habitants une gouvernance plus collaborative ou au contraire des reports de projets si aucun accord n'émerge. À surveiller : les candidats officiels de NMC et les reports de voix d'ici le 24 avril, car l'élection absolue (majorité simple) reste incertaine.